Carême 2021

Cheminez vers Pâques avec les acteurs de la charité

Vivez votre Carême avec ceux qui oeuvrent : chaque semaine, découvrez un nouveau témoignage

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Mercredi des Cendres
« Montons à Jérusalem… » C’est par ces mots que Jésus entraîne ses apôtres dans la dernière ligne droite de sa vie publique, les derniers jours de sa mission. Il aurait pu s’y soustraire, il aurait pu éviter cette issue… mais « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15,13). Aussi est-Il résolu à nous aimer jusqu’au bout.

Comme chaque année, l’Église nous donne de revivre ces évènements qui ont bouleversé l’histoire du monde et de nous y préparer par le temps du Carême. Ces heures douloureuses et magnifiques à la fois ont vu Dieu s’abaisser jusqu’à mourir sur une croix pour que nous ayons la vie. On a vu Jésus aimer jusqu’à donner sa vie, pardonner jusqu’à prier pour ses tortionnaires, tout donner jusqu’à se donner lui-même. Nous comprenons la réalité du combat spirituel, l’enjeu du salut de nos âmes, la gravité de nos péchés en redécouvrant ce que Jésus a dû vivre pour nous sauver. La Passion, qui nous fait cheminer des larmes du calvaire à la joie du matin de Pâques, en passant par l’émotion du lavement des pieds et l’institution de l’Eucharistie, ancre en nous la certitude que le mal est vaincu et que l’Amour est vainqueur.

Osons encourager et inviter nos amis à participer avec nous à cette montée vers Jérusalem, prenons soin de ceux qui nous entourent, et tous ceux connus ou inconnus qui comptent sur nous. Tel est le défi que l’AED vous propose à travers ce chemin de carême !

Abbé Yves GenouvilleAbbé Yves Genouville, Assistant ecclésiastique
1er dimanche de Carême

Brésil : le don total des missionnaires

«Pour les prêtres, il n’y pas de trajet trop long pour rejoindre leurs fidèles.»

«Je suis prêtre missionnaire de la Congrégation des Missionnaires de Marie Immaculée. Voilà maintenant 5 ans que je suis en mission dans la prélature d’Itacoatiara fondée en 1964 et située sur le fleuve Amazone au Brésil.

Pour effectuer notre mission pastorale dans les différentes paroisses, nous circulons en bateau car, dans cette région, il n’y a pratiquement pas de routes. La tâche n’est pas facile d’autant que certaines paroisses sont parfois situées à plus de 2000 km par voie d’eau et nous manquons de prêtres missionnaires ! Les paroisses les plus reculées ne peuvent alors être visitées qu’une fois par an. Lors de nos visites, nous nous concentrons donc sur l’administration des sacrements, tandis que les missionnaires laïcs qui nous accompagnent se chargent de la catéchèse.»

Intention de prière

Pour l’Église du Brésil et ses missionnaires

Prions pour les missionnaires afin qu’ils trouvent, où qu’ils soient, la force de témoigner de leur foi et soient portés quotidiennement dans leur mission pastorale si souvent durement éprouvée. En 2019, nous avons été nombreux à être privés de la messe et des sacrements et ce, pour plusieurs semaines. De nombreux chrétiens dans le monde, quant à eux, ne peuvent y aller qu’une fois par an !
Prions pour tous ceux qui, dans le monde, n’ont ni églises, ni prêtres. Que leur foi ne fléchisse pas mais, au contraire, qu’elle s’affermisse par la prière. Enfin, prions pour toutes les intentions portées quotidiennement par l’Église du Brésil et par ses fidèles.

Le projet

L’acquisition d’un nouveau bateau est particulièrement vital pour la paroisse du Christ Roi à Itacoatiara, dont sont chargés deux missionnaires indiens de la Congrégation des Missionnaires de Marie Immaculée (MMI). Les 45 paroisses secondaires (dont 8 sur l’Ilha do Risco, sur le fleuve Amazone, et 30 sur la rivière Arari) sont situées à 10h de bateau à moteur depuis Itacoatiara. L’AED entend soutenir le projet à hauteur de 27 600 €. En savoir plus sur le projet
2ème dimanche de Carême

Nigeria : l’engagement des séminaristes

«La violence subie n’a fait que renforcer la foi des chrétiens»

«Je m’appelle Samuel. Cela fait trois ans que je suis séminariste à Sokoto, une ville située au Nord-Ouest du Nigeria. Ici, pour gagner notre pain, la majorité d’entre nous travaille dans les champs ou dans des élevages de bétail. Dans cette région, il est particulièrement difficile, pour nous chrétiens, de vivre notre foi. La communauté chrétienne est régulièrement attaquée par les groupes armés de Boko Haram : des personnes sont enlevées, d’autres tuées et les églises détruites.

En janvier 2020, trois de nos frères séminaristes ont été enlevés. Nous n’avons plus eu de leurs nouvelles pendant des jours... Deux d’entre eux ont finalement retrouvé la liberté tandis que le troisième a été retrouvé mort le samedi 1er février 2020. Il s’appelait Michael (Nnadi)…

La nouvelle de sa mort nous a tous ébranlés, mais notre foi ne faiblit pas. Au contraire ! Elle grandit de jour en jour malgré la menace qui pèse sur nos épaules.»

Intention de prière

Pour les populations chrétiennes en Afrique

Prions pour les populations chrétiennes en Afrique qui constituent aujourd’hui une Église de martyrs. Prions pour les victimes d’attaques perpétrées par Boko Haram ; que la foi des témoins de ces attentats ne faiblisse pas !
Prions pour les vocations, les religieuses, les séminaristes et les prêtres nigérians, afin qu’ils soient portés dans leur mission pastorale devenue si difficile à mener. Prions, enfin, pour toutes les intentions de prière portées quotidiennement par l’Église du Nigeria et par ses fidèles.

Le projet

Au Sahel, de nombreux missionnaires et catéchistes paient de leur vie leur engagement pour le Christ. Pourtant, l’affliction, la terreur islamiste et la persécution n'empêchent pas la jeune Église d’Afrique de connaître un essor exceptionnel. Pour venir en aide aux 31 séminaristes du nord nigérian, soutenir ceux qui n’ont pu sauver que leur vie et favoriser les vocations au sein d’une Église éprouvée, L’AED souhaite apporter sa contribution à hauteur de 11 600 €. En savoir plus sur le projet
3ème dimanche de Carême

Syrie : les œuvres chrétiennes au service des plus petits

«Même si mes enfants sont privés d’une enfance épanouie et paisible, ils bénéficient, par cette aide, du lait nécessaire à leur croissance physique et à leur santé.»

«Je m’appelle Myriam. Je vis à Alep et suis la mère de trois beaux enfants : Sahar (8 ans) et des jumeaux : Elias et Issam (3 mois). Avec mon mari, nous vivions heureux jusqu’à ce que tout bascule dans la nuit du 19 juillet 2012. Le grondement des premiers bombardements nous a tirés de notre sommeil ; je me suis aussitôt précipitée dans la chambre de Sahar et l’ai prise en la serrant fort contre moi. Un long silence a suivi, un silence de mort. Puis les bombardements ont recommencé, régulièrement, plusieurs années durant. À partir de cette nuit-là, la guerre n’a pas cessé à Alep et l’angoisse y est permanente.

Il y a près d’un an, mon mari nous a quittés à la suite d’un attentat, nous laissant seuls et sans ressources. La misère et les attaques à l’encontre de la communauté chrétienne d’Alep sont devenues notre quotidien. De nombreuses familles ont été contraintes de quitter le pays. Nous étions 180 000 ; nous ne sommes désormais plus que 29 000. Je fais tout mon possible pour permettre à mes enfants de grandir aussi normalement que possible mais, à Alep, le coût de la vie a considérablement augmenté et, depuis que mon mari n’est plus là, trouver de quoi manger est un souci permanent. Grâce à Dieu, depuis quelques mois, une association nous vient en aide en nous fournissant quotidiennement du lait en poudre et du lait pour les nourrissons. Même si mes enfants sont privés d’une enfance épanouie et paisible, ils bénéficient, par cette aide, du lait nécessaire à leur croissance physique et à leur santé.»

Intention de prière

Pour les enfants et les familles du Moyen-Orient

Prions pour les enfants du monde qui subissent les lourdes conséquences des guerres et conflits. Prions tout particulièrement pour les familles du Moyen-Orient, victimes d’attaques en raison de leur foi, et les jeunes enfants privés d’une enfance sereine. Que la paix revienne dans le berceau de la chrétienté.
Que les diplomaties du monde s’intéressent également à la situation de ces pays avec sincérité, honnêteté, transparence et courage, afin que leurs populations ne soient pas oubliées.

Le projet

Le but du projet est de fournir à tous les enfants chrétiens d’Alep de moins de onze ans une ration mensuelle de lait. En ces temps de pénurie, le lait est l’un des produits de première nécessité qui se fait rare. Ainsi chaque mois, ce sont en moyenne 3000 enfants qui bénéficient de cette distribution de lait (lait en poudre ou lait maternisé pour les nourrissons non allaités par leur mère). L’AED souhaite accorder une aide de 240 000 €. En savoir plus sur le projet
4ème dimanche de Carême

Russie : les artisans de paix

«Le père Aleksandr nous permet de retrouver une paix intérieure et nous avons appris à offrir cette épreuve.»

«Il y a 5 ans, est née dans notre famille une adorable petite fille, Sofia. Sa vie était semblable à celle de n’importe quel autre enfant de son âge, jusqu’au mois de juillet 2020. Atteinte d’une violente fièvre qui ne baissait pas, Sofia fut hospitalisée d’urgence à la clinique régionale de St Pétersbourg. Après d’interminables heures d’attente, le diagnostic est tombé : il s’agit d’une leucémie aiguë. Une forme rare et agressive de leucémie avait attaqué sa moelle osseuse et on nous annonçait qu’aucun traitement ne parviendrait à vaincre la maladie ; il ne lui restait plus que quelques mois à vivre. Accablée par le chagrin et sans aucun espoir, notre famille s’est progressivement repliée sur elle-même.

Grâce à Dieu, nous parvenons à nous relever, et cela n’aurait été possible si la providence n’avait placé sur notre chemin le père Aleksandr Tkachenko. En effet, le père Aleksandr a fondé près de Saint Pétersbourg en 2003, le premier hospice russe pour enfants. Il y accueille les enfants en phase terminale ainsi que leurs familles. Les enfants y sont soignés avec beaucoup d'affection et de délicatesse. Tout est fait pour permettre aux jeunes malades de mener une vie d’enfant aussi normale que possible.

Nous leur avons donc confié notre Sofia qui y est soignée avec beaucoup d’amour; elle a, depuis, retrouvé sa joie d’enfant. Nous avons également pu confier et partager notre angoisse et notre douleur qui sont immenses pour notre famille. Le père Aleksandr nous permet de retrouver une paix intérieure et nous avons appris à offrir cette épreuve.»

Intention de prière

Pour les enfants malades et leurs familles

Prions pour les enfants malades, que leur cœur d’enfant soit exempt de tout trouble, de toute douleur et de toute peine. Seigneur, donne-leur ta paix et ta sérénité dans la maladie.
Unissons également nos prières pour les familles en deuil ainsi que pour le personnel médical qui se donne sans compter pour redonner le sourire à ces enfants et aider leurs familles à surmonter cette épreuve. Prions pour que, dans l’épreuve, leur foi ne faiblisse pas.

Le projet

L’hospice pour enfants du père Aleksandr est un bel exemple de collaboration, en faveur des personnes souffrantes. Il est né d’une volonté de rapprocher les Églises orthodoxe et catholique, suite à une rencontre historique entre le pape François et le patriarche Cyrille de Moscou, à La Havane en février 2016. Un groupe de travail a été créé afin, d'une part, de promouvoir des projets très concrets et, d’autre part, de favoriser l’échange d’expériences entre les deux Églises. L’hospice pour enfants de Saint-Pétersbourg est aujourd’hui en rénovation. L’AED souhaite offrir une aide de 30 000 €. En savoir plus sur le projet
5ème dimanche de Carême

Inde : les religieuses au service de l’enseignement

«Notre devoir est d’aider à notre mesure les frères avec qui nous vivons et travaillons ici.»

«Je m’appelle sœur Beatriz, membre de la congrégation des Filles de la Croix. Nous œuvrons pour le diocèse de Rourkela en Inde et notre communauté compte aujourd’hui 63 sœurs. Certaines d’entre nous sont enseignantes, tandis que d’autres travaillent pour la paroisse. Cependant, depuis la pandémie du coronavirus, notre mission a évolué et nous nous consacrons désormais pleinement à l’aide que nous pouvons apporter à tous ceux qui souffrent le plus de cette situation sanitaire exceptionnelle.

L’Inde est particulièrement touchée par la pandémie ; elle se situe à la deuxième place, après les États-Unis, dans le classement des pays comptant le plus grand nombre de cas Covid-19. Nous apportons ainsi notre aide aux personnes âgées, aux malades, aux handicapés et aux nombreux travailleurs migrants qui se retrouvent sans travail ni ressources. Notre mission est également de prévenir la propagation du virus par la confection de masques que nous distribuons aux plus nécessiteux. Notre devoir est d’aider à notre mesure les frères avec qui nous vivons et travaillons ici. Cependant, la fabrication des masques et l'acquisition de matériel nécessaire, tels que des gants et du désinfectant, représentent un coût. Or, depuis le début de la pandémie, la fermeture des écoles nous a privées de notre principale source de revenu et cela met en péril notre mission.»

Intention de prière

Pour les religieuses et notamment pour leur mission pastorale en Inde

Prions pour nos frères chrétiens en Inde, et plus particulièrement pour les religieuses de la congrégation des Filles de la Croix. Prions pour que la solidarité chrétienne et l’exemple de service des sœurs, qui consacrent leur vie à apporter leur aide aux plus démunis, ouvrent les cœurs fermés. Que le témoignage d’une vie donnée pour le Christ permette à ceux qui ne le connaissent pas de découvrir sa Lumière, sa Vérité et sa Vie.

Le projet

Les écoles ayant fermé en raison de la pandémie, les sœurs qui travaillaient alors en tant qu’enseignantes ne bénéficient désormais plus de leur revenu quotidien. Or, ces salaires constituaient la principale source de revenus de la communauté. L’AED souhaite les aider à hauteur de 10 000 €. En savoir plus sur le projet
Semaine Sainte

Burkina Faso : L’Église au service des personnes traumatisées

«Nous essayons de guérir les blessures causées par la violence dont ils ont été témoins ou victimes. Ils ont besoin de quelque chose de beaucoup plus profond qui puisse toucher leur cœur.»

«De nombreux jeunes et des femmes ont été témoins du meurtre de leur époux ou de leur père. Ils ont vu beaucoup d’horreurs. Ces gens sont en état de choc.

Cette crise a de nombreux visages : il y a une crise humanitaire et des besoins énormes en termes d’alimentation, d’hygiène et d’éducation des enfants. De plus, et surtout, il existe le désespoir, la souffrance humaine et psychologique, ainsi que la misère spirituelle de cette communauté.

Nous essayons de guérir les blessures causées par la violence dont ils ont été témoins ou victimes. Ils ont besoin de quelque chose de beaucoup plus profond qui puisse toucher leur cœur et surtout leur permettre d’envisager l’avenir avec espoir.»

Intention de prière

Pour les personnes persécutées et violentées ainsi que tous ceux qui leur viennent en aide

En cette semaine sainte, prions pour toutes les personnes qui sont atteintes dans leur intégrité physique ou psychique, en raison de leur foi. Que le Christ qui a souffert pour sauver l’humanité soutienne leur espérance et les console.
Prions également pour l’Église qui œuvre auprès des plus souffrants et accompagne les mourants, les malades et les plus pauvres. Que les détresses causées par la violence, la guerre ou la maladie soient vecteur d’une plus grande charité dans le monde, à l’image de la Passion de notre Seigneur.

Le projet

Le diocèse de Fada N’Gourma compte plusieurs congrégations religieuses féminines qui travaillent nuit et jour dans tous les secteurs de la pastorale paroissiale: catéchèse, animation des souvenirs, formation spirituelle, accompagnement de groupes et mouvements religieux, visites aux malades, sorties missionnaires dans les villages, entretien des vêtements liturgiques, formation sur l’humain intégral promotion des enfants et des femmes. La présence des sœurs pour témoigner de l’Amour de Dieu envers les personnes traumatisées et qui attendent de l’Église un message d’Espérance est plus que jamais nécessaire. Aussi, l’AED s’est engagée à aider 36 d'entre elles ayant de faibles moyens de subsistance, avec 20 000 €. En savoir plus sur le projet